Vous savez ce que j’ai oublié avant de publier mon dernier article? Dale Carnegie. Don’t criticize, condemn, or complain.
J’ai vraiment l’impression d’avoir aliéné des gens en étant aussi critique par rapport à quelque chose qui se fait en toute bonne foi et qui est généralement très pertinent et utile pour bien des gens. Et je suis vraiment désolé si j’ai offensé personnellement des gens.
La prochaine fois, je vais simplement faire « Enregistrer comme brouillon » et complètement oublier toute l’histoire. Ou mieux, « déplacer dans la corbeille ».
Ma réaction émotive était principalement vis-à-vis du Web 2.0 et de tout le cheerleading qui l’entoure. Parce qu’il faut bien se l’avouer, les professionnels du web (dont j’ai fait partie jusqu’à tout récemment) ont souvent l’impression d’avoir la solution miracle à tous les problèmes / défis de n’importe quelle organisation.
S’en suit un roulement incessant de recommandations, avis, tutoriels et suggestions.
Et je commence vraiment à être cynique face à toutes ces cures et ces pilules miracles. Parce que ça créé des attentes de la part des gens qui sont souvent bien déçus quelques années après s’être fait construire un site web en pensant être le prochain millionnaire du web.
Cette fois-ci, je vais consciemment laisser Dale Carnegie de côté. Je vais écrire l’article à propos du Web 2.0 que je me retiens d’écrire depuis 2 ans et ce sera le dernier sur ce sujet.
Ouvrir un compte Twitter ne fera pas nécessairement de vous le prochain Zappos pour autant. Désolé. Vous devez en être conscient.
1. C’est vraiment votre affaire ce que vous faites avec les médias sociaux.
Ne laissez pas un « expert » ou un « gourou » vous dire que vous devez absolument faire ou ne pas faire quelque chose.
Si vous voulez participer, c’est votre affaire. Sinon, c’est correct aussi. Tout le monde ne peut pas parler en même temps sinon personne ne se comprend.
Parfois, les outils offerts par les médias sociaux et le web peuvent apporter des avantages considérables. D’autres fois non.
Parfois, vous avez les ressources pour y arriver. D’autres fois non.
Vous n’avez pas à « swinger » à chaque « pitch ». Personne ne compte les prises et vous ne serez pas « out » après trois prises.
La manière dont vous utilisez les outils à votre disposition sont totalement votre affaire.
Parfois, certains de ces trucs sont aussi absurdes que de dire à René Magritte qu’il devrait mettre une orange dans le Fils de l’homme parce que les oranges sont plus populaires.
Un « expert » ne peut pas vraiment pas vous dire quoi faire ni quoi ne pas faire parce qu’il n’est pas à votre place. C’est votre travail de prendre ces décisions.
L’expert peut seulement vous partagez son expérience et son opinion sur la question. Mais ça reste une opinion basée sur son expérience et son expertise et pas une loi de la physique. Parfois ça fonctionne, d’autres fois non.
Méfiez-vous de ceux qui essaient de vous convaincre du contraire.
2. Les médias sociaux et le web sont des outils.
Vous pourriez passer la journée à cliquer sur des étoiles, des boutons, approuver des commentaires et communiquer avec des gens.
Si vous pensez que vous pouvez garder le dessus sur tout ce qui se passe, c’est parce que vous n’avez pas encore essayé de suivre.
Mais à un certain point, vous devez prendre un peu de recul et vous poser la question « Qu’est-ce que j’essaie de faire ici? ». Augmenter votre nombre d’amis sur Facebook n’est pas une réponse valide. Augmenter le nombre de visiteurs de votre site n’est pas une réponse valide non plus.
Diffuser une idée, partager des connaissances et des expériences, communiquer l’existence d’une solution aux gens qui en ont besoin sont des réponses valides. Augmenter les ventes de votre entreprise pour pouvoir croître et développer quelque chose est une réponse valide. Me divertir 5-10 minutes ou suivre ce qui se passe dans mon secteur d’activité sont aussi des réponses valides.
Et une fois que vous commencez à penser en terme d’objectifs, vous vous rendrez compte que les outils qui vous sont à votre disposition pour atteindre ces buts sont accessoires et que l’important reste le besoin qui est satisfait et qu’elle est la meilleure méthode pour satisfaire ce besoin pour votre clientèle cible.
Votre succès sur les médias sociaux et sur le web seront proportionnels à la force de votre idée ou de votre produit.
Comme dirait le comédien Steve Martin « Be so good they can’t ignore you » et le reste va suivre.
3. Les médias sociaux ne sont pas seulement du marketing et du PR gratuit.
Les outils offerts par les médias sociaux ne servent pas seulement à promouvoir vos produits et services.
Ils peuvent aussi servir à collaborer et échanger avec d’autres personnes qui partagent les mêmes passions et les mêmes objectifs. Ils peuvent également servir à connaître l’avis des gens à propos de vos produits et de vos services et d’avoir des suggestions pour améliorer ceux-ci.
Souvenez-vous que ce sont des personnes qui sont derrière ces écrans et agissez comme un être humain.
Est-ce que vous arrivez à un parfait inconnu en lui lisant votre liste de produits? Non. Vous avez une conversation. Parfois cette conversation vous apporte à parler de votre travail, d’autre fois non. Parfois cette conversation mène à une collaboration, d’autres fois non.
Même principe sur le web.
4. Ça prend du temps et des efforts.
La première fois que vous êtes monté sur un vélo, est-ce que vous avez gagné le tour de France? Bien sûr que non.
Le web, c’est la même chose. Vous devez y aller progressivement. Commencez par bien définir vos objectifs et vos attentes et de cette manière vous saurez si vous faites du progrès ou non.
Et ensuite, essayez des méthodes et des outils. Déterminez ce qui fonctionne et abandonnez ce qui ne fonctionne pas.
Votre expertise et vos résultats vont s’accroître graduellement.
5. Maintenant, retournez travailler.
Participer à cette conversation prend du temps. Les avenues qui s’ouvrent suite à ces conversations prennent du temps.
Mais il n’y a que 24 heures dans une journée. Vous ne pourrez pas tout faire aujourd’hui.
Il faut savoir mettre des limites et déterminer vos priorités.
Vous n’êtes pas obligé d’y passer la journée. Il faut savoir quand c’est utile de participer à la conversation et quand c’est simplement au détriment de ce que vous essayez de faire.
Vous devez apprendre à fermer tout ça et retourner à votre quotidien.
Ce que je vais faire à l’instant.